Quelque chose veille

Publié le par la freniere

Du doute à la lumière, mes images voltigent. Lorsque la neige tombe, le silence devient matière. On croirait qu’il s’agit du néant. Les mots figent dans l’air. Les nids sont vides. Les métaphores se dissolvent. Le vent façonne la parole à même les flocons. Il faut chercher le sens dans l’accumulation. La route est illisible. Mes yeux se perdent dans le repaire des cristaux. La vraie blancheur ne se dessine pas. À peine quelques lignes sur le givre des arbres. L’absence de langage fait appel aux étoiles.

 

L’espace transparent laisse flotter ses bulles. Où la pensée s’absente le rêve continue ? La négation ne va jamais très loin. Même une phrase brisée ravive l’espérance. Sur la page encore vierge, l’émotion de la main anime le crayon.

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Publié dans Prose

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