Un jardin
Il me faut un jardin pour ne pas mourir étouffé sous la mêlée des hommes – suffocante compagnie d’être trop exclusive. Ainsi, cette semaine, ai-je eu brièvement celle d’une fouine, venue l’autre nuit toquer au carreau du salon – nous avons échangé un regard rond à travers la vitre –, puis, hier, celle encore d’un sphinx-colibri qui butinait dans le fuchsia. Et donc tant pis pour le voisin de palier que je n’ai pas.
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