Aphorisme du jour
En élisant des hommes corrompus, nous participons tous à la corruption.
les mots de la vie
En élisant des hommes corrompus, nous participons tous à la corruption.
Je pense donc j’écris. J’écris ce que je ne sais pas dire. Le gouffre entre le semblant et le réel. Réel morcelé, multiplié par un coefficient inconnu, un prisme, un miroir à mille facettes. Toute parole est attaquable, transformable, critiquable. Toute...
Il fait nuit noire, brillante nuit. Nuit de seul au monde. Nuit sans heures. Un vendredi que certains disent Saint, où d'autres se battent, s'en fichent ou dorment. Elle est seule, assise dans le silence. Dans la parole même du silence. Elle ne pense...
Elle se lève autour des chairs de la nuitaussi vivante que le désespoir des fleuves L'éloignement des étoiles au coeur des ruinesde son âme en destruction signe la fin du silence Du palimpseste de facebook à l'aube d'une vie rêvéel'amitié ne connait de...
20 avril 1976 Le poète Eugène GUILLEVIC, 70 ans, né à Carnac, raconte à Pierre Jakez HELIAS son enfance dans cette ville qui, pour lui, est "l'épaisseur des choses". Il évoque les ressorts de ses poèmes et insiste sur le rôle de Carnac en tant que trace...
L e liseron m'attend. L'herbe raconte les saisons. À coups de crayon, à pas de bête, à mots couverts, je vais où la terre parle encore nommer les arbres morts. Un oiseau saigne et signe de son aile le testament du ciel. Un autre s'est caché dans les larmes...
Seul un calice rempli de larmes a l’éloquence du discours quand il parle de la grandeur humaine. Qui donc encore a conscience de l'opulence indécente quand des enfants meurent de faim? Je sais que "beauté" est un mot païen qui se décline en cris de cœur....
(...) À l'arrivée des pesticides, des milliers d'insectes sont morts, des espèces entières d'animaux. Avec la disparition des abeilles, les hommes aussi disparaîtrons. Aveugle comme une taupe dans la boue sémantique, je cherche la lumière. Je m'accroche...
quand un enfant blessé se prend pour un navireet regarde la mer de son lit de poussièrequand le filin des jours vous glisse entre les doigtsquand le vent tient ouverts même les yeux des mortsquand les pierres se détachent de nos années perduesquand la...