Aphorisme du jour
J'attends l'été, le printemps du verbe être.
les mots de la vie
Je suis armé contre le désespoir. J'ai toujours un crayon à portée de la main.
Je ne comprends pas ce prestige du lointain. L’univers à nos pieds regorge d’infini. Les routes sont en nous, de l’étoile au galet. Notre proche est le lointain d’un autre. On fixe l’horizon sans savoir qu’on y est.
Quand les affaires sont ketchup pour les grosses poches de la finance, il y a toujours un ministre, un député, un maire, un col-blanc qui se graissent la patte en dessous de la table.
L'oiseau ne chante pas pour le plaisir de l'homme. Il avertit les siens de la menace humaine.
On n'écrit pas de la poésie. Il s'agit de bien autre chose que d'aligner des mots. Si les philosophes étaient moins timides, ils seraient poètes.
Tant que l'argent tiendra lieu de morale, je vivrai comme un pauvre.
Le doigt sur la gâchette unit la Bible et le Coran. Les mêmes marchands de canon appuient sur la détente.
Dans la forêt des idéologies, pour chaque homme adossé à l’arbre, il y a toujours un tireur assis.