Rom ! La politique à la dégueule
Tant que les politiciens feront du spectacle, de la joute oratoire et de la mégalomanie sournoise ; tant qu'ils chercheront à marquer des territoires sans chercher la vérité. Tant que les électeurs ne sortiront pas de leurs chapelles, tant que les sectes idéologiques serviront des causes ignorant la justice, l'immoralité en col blanc sera au pouvoir.
Tant que cela sera, nombre d'entre nous cesseront de croire aux vertus de la politique. La démocratie ne peut vivre à genoux ni se nourrir de violence.
Les hommes debout se lèveront-ils un jour pour dire : stop, nous voulons un autre monde ?!
Je ne suis pas dans l’angélisme, mais empêcher un groupe ethnique d’avoir un lieu de vie stable pendant plus de 3 mois, ne pas lui donner de terrains d'accueil pour bâtir ses artisanats et des conditions de survie acceptables, c’est le condamner. Ne pas offrir à un groupe des moyens d’éducation, c’est hypothéquer son futur. Dans ce cas, le délit de survie est-il un crime ?
Pourquoi cette violence, ces bulldozers qui cassent les caravanes ?
Pourquoi ou pour qui, ce festin médiatique indécent et jubilatoire de justice sécuritaire qui commet un délit humanitaire ?
Messieurs les politiques, le cœur n'est pas un agenda électoral, être humain ne s'apprend pas dans les sondages. Seule l'éducation fait la grandeur d'être Homme.
Gitanos gitanos
que le vent emporte que le vent emporte
où allez vous où allez-vous
dans ce siècle qui rapine sur la peau des pauvres ?
Gitanos gitanos
mon chien n’a plus de terre
mon hibou n’a plus de nuit
Gitanos gitanos
où vont vos vies ?
Au royaume barbare partout la mort cogne aux portes
la nuit n’a plus d’étoiles
mon chien n’a plus de rêves
où va le vent que le jour emporte ?
Où est votre place où est ma place ?
Gitanos gitanos
mon hibou mange la nuit
mon chien ronge sa chaîne
les hommes vivent en laisse
entre Dieu et Diable les hommes s’enchaînent
ferment les portes
mettent le rêve sous clef
se gavent de fausses vertus
Gitanos gitanos
la liberté roule à contre sens
le vent mange mes mots
les préjugés menottent l’amour
où allez vous loin des prisons dorées ?
Gitanos gitanos
le long de nos routes, la misère est une ortie blafarde
partout où les hommes souffrent
la vie s’étire comme une flamme
sur nos douleurs, le flamenco ouvre la nuit
comme l’aube illumine l’espoir
Gitanos gitanos
mon chien cherche la lumière
et le vent nous emporte
Gitanos gitanos
où est votre place où est ma place ?