Marteau
Planter le jour à coups de poings d'interrogation Les yeux qui grimpent à la fenêtre jusqu'aux carreaux ferreux de la grande grue du loin Un ciel clair sur le chantier Un matin mat de questions Thomas Vinau etc-iste.blogspot.com/
les mots de la vie
Planter le jour à coups de poings d'interrogation Les yeux qui grimpent à la fenêtre jusqu'aux carreaux ferreux de la grande grue du loin Un ciel clair sur le chantier Un matin mat de questions Thomas Vinau etc-iste.blogspot.com/
On naît comme on est. Je boite mais je marche. De la chemise de nuit à la robe du jour, on s’habille la peau pour se protéger des autres, des rayons verts d’Henrik, du secret de l’espadon, des écrans plasma, des vitrines électroniques, des yeux blancs...
Je ne marche jamais sur les lignes des trottoirs. Je ne sais pas me vendre. Je ne m’intègre pas aux décors à la mode. Je marche de guingois et je mange mes mots. Je jure dans le paysage comme un trou dans un bas. Je sors de mes gonds devant les portes...
Laissons le vieux monde s’écrouler sous le poids des ordures, le mal, le malheur, le délire. Coupons le fil du discours, les chaînes, les cordages, les cordons de la bourse. La poésie découd les ourlets du linceul pour broder l’infini, brader la haine...
Chaque mot peut servir de pieds pour les culs de jatte, de gants pour les manchots, de miroir aux alouettes pour les oiseaux crédules, de lune qui aboie pour les chiens silencieux, d'arme à blanc pour les soldats traqués, de nuage pour la pluie, de rallonge...
Je n’arrive pas à emboiter ma vie dans ce monde de profit. Il y a toujours un poil qui dépasse, le souvenir d’un bras dans une manche de manchot, un bras d’honneur, un poing levé. J’ai voulu m’en aller. Il n’y a plus de train mais des itinéraires. Il...
Je ne fais pas qu’écrire. Je te tiens par la main, attendant sur la plage la caresse des vagues. Je suis tout contre toi quand tu arroses tes plantes. Tu es dans la salière quand j’épice ma soupe. Tu es dans l’histoire que me content les arbres. Je t’ai...
La cour est pleine de feuilles mortes elles vont s’accumuler dans la rigole et boucher ce qui doit l’être c’est comme ça chaque année aux premières pluies tout déborde il faudrait prendre les choses en mains agir, anticiper Thomas Vinau
Sur la page de l’automne, l’été écrit ses derniers mots. La neige fait ses premiers pas dans les feuilles qui tombent. La nuit tombe plus vite que le jour ne se lève. Lorsque le rêve s’habille de réel, il faut une main pour dévoiler sa chair. Les fleurs...
Je transporte avec moi une cage de papier. Il me faut sortir pour libérer les mots. Laissant dehors les images, je rentre avec la cage vide retrouver le silence. La nuit est la mémoire des lumières. L’absence est une passerelle d’une présence à l’autre....