Le livre de l'inquiétude
Fernando Pessoa : Le livre de l'inquiétude par Denis Lavant (France Culture / L'Atelier fiction). Photographie : Denis Lavant en 2016 © Gerhard Kassner / Ber...
les mots de la vie
Fernando Pessoa : Le livre de l'inquiétude par Denis Lavant (France Culture / L'Atelier fiction). Photographie : Denis Lavant en 2016 © Gerhard Kassner / Ber...
C’est vrai, Malek Haddad a raison, Alger n’est pas Alger. Alger n’est plus Alger. Alger proteste, Alger s’agite, Alger s’agrippe, mais sa supplique est vaine : la poésie se meurt à tous les caniveaux. On ne se connaît plus. Les têtes d’antan se font rares....
Le temps est un être vivant qu’on nourrit de souvenirs, un gnome qui sourit, le rictus d’un gnomon. Ce dont on se souvent est souvent un mensonge. Les gestes bougent au bout des bras dans l’estuaire des mains, l’espérance des pas au bout des jambes. Le...
Cette ombre d’oiseau froissée entre mes doigts, tu l’as reconnue. On ne peut pas dire que j’ai tout compris, retenu. J’essaie encore de me souvenir… Parfois, j’attends longtemps : un nuage passe, et les chiens reviennent du soir (lorsque tout va presque...
Je suis un géographe des brindilles, un ramasseur de rien. Le rêve et le réel s’unissent pour broder l’infini. J’offre mes tripes à la nomination du monde. Je veux trouver des choses que je ne cherche pas. Les mots ouvrent une fenêtre dans la marge, une...
J’ai passé ma journée à refendre des bûches, sous les quatre grands chênes devant la maison. Ma petite chatte était assise à côté, ses yeux bleus et ronds suivaient chacun de mes gestes. Quand mes épaules étaient plus dures que le bois, je m’appuyais...
Soirée du samedi 10 septembre 2016 Salman Rushdie et Wajdi Mouawad conversent à propos de son dernier ouvrage "Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits" paru ...
mercredi, 18 mars 2020 tout ce calme, cette absence étrange, aujourd’hui j’aurais dû être à Paris mais je suis ici au coeur de Montréal et de ma vie les choses ont perdu de la vitesse en même temps que de l’importance soudain le mot lenteur se réalise...
Je décompose la lumière par le prisme des yeux. J’essuie une charge d’images pour que ressortent les couleurs. Je frotte la page avec des mots, l’essuie-tout d’une gomme, une grammaire en guenille. Chaque mot est un geste manqué. Chaque geste est un mot....