Top articles
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Petite flânerie
Je ne rêve plus vraiment, je vis. Ma flânerie prolonge l’arrêt, que j’espérais il y a peu de temps encore. J’ouvre une fenêtre sur le temps pour sentir s’écouler les heures. Un peu de musique succède aux paroles devenues obsolètes. J’entends la suite...
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Joyce Mansour
LA CHEVELURE Les seins les épaules le buste les jambes les yeux les fesses le ventre le creux des aisselles le nez et les hanches de Joyce étaient admirables J’ai vu des hommes à genoux sur son passage de poudre d’or Ils étaient tous alcooliques avec...
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À la mémoire de Jean Sénac et de Tahar Djaout
À la mémoire de Jean Sénac et de Tahar Djaout Un homme beau est mort qui signait d’un soleil il s’appelait Sénac Jean Sénac un homme beau est mort qui signait d’une rose il s’appelait Djaout Tahar Djaout depuis toute leur enfance est morte pour le monde…...
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Mien
Dormir en toi. Me déplier dans ton corps. Mon terroir. Fonder le mien dans ton extension. Te voir épanoui et que tu m abrites. Te disposer nu et avec ta liberté. Te sentir tout me respirant. Être trace Dans chaque instant de mon corps Que tes traces maraudèrent...
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Pauline et Gérald
Les gars de ma génération qui ont fréquenté les boîtes à chansons dans les années soixante, nous étions tous en amour avec Pauline Julien. Elle chantait avec son cœur mais aussi avec ses tripes. J’ai revu Pauline, lorsqu’elle habitait dans l’ouest de...
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Salmigondis a la bonne franquette
Salmigondis à la bonne franquette dans « ma cabane en bois de planche » « C’est notre dégoût de la grosseur du tas des écrasés du cœur qui va nous sauver. » - Réjean Ducharme, L’hiver de force. « Mère, faut-il le rappeler? La nature, c’est naturel. »...
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Décès de Vic Vogel
Nous avons la grande tristesse de vous apprendre le décès de Vic Vogel, monstre sacré de la musique jazz canadienne. Ce dernier s’est éteint ce lundi matin du 16 septembre 2019 à 9h35 dans sa demeure de Montréal aux côtés de sa maîtresse, son piano Steinway...
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Le courage d'être fou
Le temps est immobile. Même si la nuit n'est pas tombée, je la ramasse du crayon et je l'épingle sur une page. Ce livre n'est pas un roman. Il procède plus de la peinture que de la photographie. Je préfère la prose poétique à l'écriture verticale des...
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Silence la-dedans
Trop de monde, trop de bruit trop de nuits cassées trop de rêves dissipés ! Ça chante, ça parle, ça bouscule ça crie, ça siffle, ça murmure trop d'habitants dans ma tête qui dansent sur mon silence Arrêtez la cavale des mots fous et la cohorte des moineaux...
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Agnès Schnell
Afin de rappeler ton jour de naissance, Agnès... Tu marches pieds nus par déférence pour ton exil sans fin tu marches sur une terre lourde de silences. Voix égarées d’un pays d’herbes amères où tu t’es meurtri bien avant, bouches agacées d’où le chant...
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Maintenant
Maintenant on pourrait presque enseigner aux enfants dans les écoles comment la planète va mourir, non pas comme une probabilité mais comme l'histoire du futur. On leur dirait qu'on a découvert des feux, des brasiers, des fusions, que l'homme avait allumés...
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Fougères
"Un arbre qui pousse, ça vaut un homme" et la lecture de ce poème est ma manière d'exprimer mon désarroi face à la destruction de la forêt amazonienne... C'est un texte issu de "Ma terre ensemencée", Jean Para-Pemberton, traduite par Catherine Piron-Paira....
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Autobiographie en lignes
à tous les jeunes poètes désespérés Tu naquis à un âge déjà avancé Alors que d'autres avaient renoncé Aux joies d'aimer aux mystères de la vie Tu n'avais pas vingt ans et dans Paris Tu déliais les labyrinthes des rues Tu apprenais des mots nouveaux dans...
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C'est noir dedans
C’est pour ça que des hommes parlent fort. Hurlent. Courent. Et travaillent. S’épuisent chaque soir. C’est parce que c’est vide et c’est noir dedans. C’est pour ça qu’on a appris à lire. À écrire et à compter. À souder et à conduire. C’est pour remplir...
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Dors mon ami
Dors mon amie sur un peu de tes cheveux rouges dors va jusqu’au bout secret de ton rêve je ne te ferai pas la guerre mes armées déportent leurs armes pour d’autres marées et d’autres déserts dors douce et remuée sur tes cheveux de flammes nous avons rempli...
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J'appelle poésie
en écho à Aragon et Alexandre Oho Bambe in « L’embellie » J’appelle poésie cette part inconsolée de l’homme et son regard ébloui à l’aube de ce qui va naître et le redresse, tout ce qui se bat et résiste et s’ouvre à celui qui tremble, cette langue de...
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Ma maison
Encore trop chaud pour sortir aujourd'hui. Je reste à la maison. La maison est contente. On se raconte des histoires mais ça se termine toujours par un poème car il y en a dans tous les racoins. La cheminée me dit du Cendrars je lui récite du Pessoa....
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Retour d'un concert de Jacques Bertin
Si j'osais, je t'appellerais Jacques et te demanderais, dis-moi, dis-moi Jacques, d’où vient cet entre cri et âme que, du bout de tes doigts, tu poses sur ta guitare ? D’où vient la blessure qui ce soir hantait tes mots ? Si je crains d'y répondre c'est...
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Yves Préfontaine
Pour rendre hommage au grand poète Yves Préfontaine (1er février 1937- 31 mars 2019), voici un extrait d'un long entretien avec Gérald Gaudet réalisé en 2016 et paru dans le numéro 84 d'Exit. Notez qu'Yves était près des plus jeunes poètes pour lesquels...
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ILE ENIGER ou la fleur dans les ronces
Entre le goût des images cosmiques, la quête d'un autre souffle ou la recherche du sien propre, il y a un espace d'une prose attentive, juste, d'une réflexion, d'une beauté qui s'accomplit, d'un chemin de feu pour se connaître, aimer et apprendre. A lire,...
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Ma vie
J'ai eu vingt ans et bientôt trente, les quarante ont suivi et aussi les cinquante, avec quelques unités pour perturber les comptes. J'ai lu des magazines qui parlaient de mes rides, de bouchers qui taillaient dans les bides et remontaient des seins à...
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Agnès Varda
Agnès Varda, de son vrai nom Arlette Varda, est née le 30 mai 1928 à Ixelles (Belgique) d'un père grec et d'une mère française. Elle grandit à Sète où sa famille s'est réfugiée en 1940 puis part à Paris pour y étudier la photographie. En 1949, elle accompagne...
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Autant qu'un homme
à Jean-Claude Pirotte Il n'est pas exemplaire. Son pull est élimé et sa barbe mal taillée. Il ne veut pas être admiré. Il a beaucoup souffert. Autant qu'un homme. Il a lu des livres et traversé des forêts. Battu le métal bleu des nuits d'exil. Il a bu...
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Un jour, un livre
Une feuille, morte avant nous, flotte d’un bord à l’autre du vent. Nous lui envions la légèreté que notre vie ne nous accorde pas, même si nos jours, nos nuits sont des feuilles, mais, elles, alourdies de pluie et qui tombent de l’arbre au sol tout droit...
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Pardon à René Char
mon maître, tandis que je coule vers Armand Sully Prudhomme Un grand poète se remarque à la quantité de pages insignifiantes qu'il n'écrit pas. Il a toutes les rues de la vie oublieuse pour distri- buer ses moyennes aumônes et cracher le petit sang dont...