Top articles
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Ils ont dit
L’amour et la liberté se ressemblent dans la muselière qui exige d’eux la plus grande sincérité. Pour autant, il ne nous est impossible de déroger aux caprices de nos nécessités. Passagers de l’histoire, nous nous révélons par les liens que nous tissons...
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Dans la saveur des mots 2
On écrit toujours à propos de tout et de rien. Ce n’est pas le sujet qui fait la poésie, ce sont les mots, la façon dont ils s’ordonnent ou se refusent. Même s’il lui manque un bras, une jambe, une phrase, le texte finit toujours par avancer. À quoi peut-on...
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Trente ans par jambe
Je ne suis qu’un plombier dans toute cette quincaillerie verbale. Les coudes sur la table, je laisse monter l’eau jusqu’aux gargouilles imaginaires. La bouche me démange comme les gencives d’un loup. La poésie ne tient pas de discours. Elle tient la porte...
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Les balcons du vingtième siècle
Avant les téléphones les balcons, on sortait et on faisait savoir. Ils étaient la soupape de la maison, les filles ne sortaient pas se promener sauf pour l’office, le dimanche. Mais elles étaient bien en vue sur leur balcon, un jeune homme passait, une...
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Les symboles religieux
Pourquoi avons-nous besoin de symboles? Les symboles existent, évidemment, comme moyens de communiquer avec les autres; au moyen du langage, d'une peinture, d'un poème, vous communiquez quelque chose que vous sentez ou que vous pensez. Mais pourquoi devons-nous...
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35e anniversaire de La Manne
VICTORIAVILLE - Louise Pineault y était, il y a 35 ans, lorsqu’un petit groupe de gens préoccupés par la présence de produits chimiques dans leurs aliments décident de se doter d’une coop afin de s’approvisionner autrement. Aujourd’hui, La Manne compte...
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Toute la douleur du monde
C’est toute la douleur du monde qui est venue s’asseoir à ma table -et pouvais-je lui dire : Non? Je m’étais fait si petit, une petite chenille, et j’ai éteint la lampe -mais pouvais-je savoir qu’elle mûrissait dedans et pouvais-je m’empêcher qu’elle...
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Le bois de l'incendie
On a séduit des innocents pour en faire des soldats. Les yeux des délateurs encombrent l’espérance. Quand l’homme raconte ses naufrages, je n’entends pas la mer mais les mauvais bateaux, les rafiots servant de négriers, les soutes remplies d’armes, les...
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Mon coeur est un doigt tendu
Chaque fois que je redonne corps à ta présence, je réinvente en même temps la charge d’émotions inséparable à l’image que je conserve de toi. Et, je suis contraint de réconcilier le temps en une seule histoire. Parce qu’ici, le temps est claustrophobe....
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Le monde est ma provocation
Gaston Bachelard I Mais aussi Quand on lit trop de poésies Nous voilà englués par tant de beautés de parfums de clartés... et de petits oiseaux ! II Alors que le buvard du jour est plein de ces noirceurs éparses sur la Terre : Crimes viols et pollutions....
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Un homme de papier
Un homme s’écrit à travers les mots, des morceaux d’homme, des bouts, juste des bouts, un bras, une cervelle, le fond du cœur. Il pourrait se briser d’un seul coup de crayon. Il se lève de la page avec des mains au bout des phrases, une caresse peut-être,...
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Les marchands d'angélisme
Les voici les professionnels du prêt-à-porter moral qui gesticulent. Je les vois à la télé, dans les journaux, sur la toile, partout, emmitouflés de vertu, ces opportunistes, ces chasseurs du vote immigré, ces vierges offusquées... ils jacassent. Il faut...
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Le Raisin des ours (extrait)
Quelque chose qui ne fane pas, ne blesse pas, un amour d'altitude. Tout petits souffles, moindres rocailles, herbes maigres, creux de vents, traces d'insectes, je crois aux riens qui valident la vie. Seul l'amour sauve, ai-je un jour écrit désignant...
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La souffrance des arbres
Le clocher se réveille avant moi. La ligne d’horizon continue de monter. Le bonjour des oiseaux s’envole d’un bosquet, défroissant la lumière. Le jardin rêve encore de fleurs inconnues. Les coups de feu, les épines et les clous sont remis à demain. En...
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Nostalgie récitant
nostalgie récitant des pages englouties le jaune est la lumière ou la mémoire qui se choisit un endroit où s'asseoir quand on a bien marché déjà je vois ma mère nous embrasser des yeux - elle tenait le volant à deux mains - d'un regard sombre ou gai,...
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Il y a
Il y a le destin : Ce qui ne tremble pas en lui n’est pas solide. Un tel amour que tu n’as pas assez du monde, ne serait-ce que pour un pas. Une si grande volupté que tu te mortifies pour l’art alors que l’art et un péché. Et de se taire la bouche des...
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Trois minutes
Vous avez trois minutes Trois petites minutes Il vous reste trois petites minutes à vivre A respirer, à humer l’air A regarder la beauté autour de vous Trois minutes pour se dire Avec des mots d' une tonne chacun : JE SUIS VIVANT On ne vous donne que...
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L'eau du verbe
Sur le ring du lac, le vent boxe des polochons de brume. J’ai lâché les idées au profit du sanglot, les opinions au bénéfice du rire. Qu’importe tout le reste, les médailles, l’argent, le travail, les papiers, les diplômes. L’important, c’est d’aimer....
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Laïcité, hijab et crucifix
J’ai connu le Québec des années 1950 dans lequel l’Église cherchait à contrôler l’âme de tous les Canadiens français : institution de l’Index qui interdisait les livres non conformes à l’orthodoxie catholique, dont Sartre, Marx, Camus, Voltaire, Hugo…...
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Le silence entre les mots
Le silence entre les mots est comme ces messages qui persistent dans les membres coupés. Pour qu’une phrase se tienne debout, il faut que les mots et les gestes se donnent la main. Pour qu’une métaphore prenne forme, l’encre et le papier se parfument...
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L'âme de l'homme
Le soleil se mire dans un miroir de paille. Les portes sont faites pour s’ouvrir, le plein pour ignorer le vide. Affrontant l’infini, l’âme de l’homme s’agrandit. Il suffit d’une image pour échapper au gouffre et relier les rives. Je suis roué de mots...
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Madrigal
J’ai hérité d’une sombre forêt où je vais rarement. Mais un jour, les morts et les vivants changeront de place. Alors, la forêt se mettra en marche. Nous ne sommes pas sans espoir. Les plus grands crimes restent inexpliqués, malgré l’action de toutes...
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Le jour
Le jour a déposé le journal du jour La nuit a déposé le journal de la nuit Et les mots sèchent au mur Tu n’es pas là À mon poignet Ta vie ne vient plus battre Le printemps est printemps Il l’affirme Et le bois donne à manger Aux oiseaux L’ombre Le silence...
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Non pour les éoliennes en milieu habité
Québec solidaire (QS) affiche une position claire : le parti propose la nationalisation de la filière éolienne par la création d'Éole-Québec et réclame du gouvernement, par ailleurs, un moratoire sur l'implantation d'autres projets éoliens en milieu habité....
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Au coeur
J’aurai toujours au cœur une pomme, un oiseau, le bras d’une poupée arrachée par le temps, une rivière enceinte de mille rires d’enfant, une poignée de larmes dans les poches des yeux. Je ne sais rien vraiment. Je cherche encore la vie au fond de ce qui...