Yves Auclair

Publié le par la freniere

Yves Auclair
Yves Auclair

Yves Auclair roule sa bosse dans le milieu des arts visuels depuis belle lurette en présentant ses ouvres autant dans les lieux publics marginaux(Bars, Restaurants) que dans des lieux officiels, réseau des maisons de la culture et Musées. Son ultime conviction « peindre ». L’artiste exploite son œuvre tant dans un contexte environnemental, en direct, par des installations picturales et sculpturales, par la performance et en participant à des symposiums.

 

L’ensemble de son œuvre se veut à première vue une vision

 « fragmentaire » culturelle présente dans notre inconscient collectif. Est-ce par fascination cette représentation d’icônes d’une culture qui nous est familière(culture populaire ), célébrités du monde politique, littéraire et culturel ? Ou par prétexte pour ne pas oublier qui ils étaient ( Les Nelligan, Levesque, Julien , Tremblay …), qui sommes-nous; se rappeler, se remémorer (je me souviens…) ou encore par besoin et pour le plaisir de peindre? Au-delà de ces symboles, clin d’œil à Andy Warhol, figure de proue du pop art américain qui s’appropriait les portraits d’icônes, dont les plus connus, Mao Tse Toung, Marylin Monroe… Auclair  nous dira que son sujet n’a pas d’importance , mais que la composition dans l’œuvre demeure sa priorité.

 

Dans certaines œuvres l’imagerie populaire  se trouve délibérément fragmentée par l’artiste. Morcelée, éclatée en fragments ( morceaux de visage…) oubliant même le motif initial (son sujet-prétexte) laissant libre  cours à la  reconstitution de l’image, se la réappropriant, réactualisant l’histoire à partir d’indices  émanant de la composition de l’œuvre, une sorte de jeu-questionnaire visuel. Des indices, des chiffres, des lettres , confèrent un caractère énigmatique fournissant nombre de repères à qui veut bien se prêter a jeu de l’interprétation.

 

L’artiste nous dira n’avoir aucune démarche artistique précise. «Tout s’organise sur la surface ». Texture, dégoulinure, forme évidée (pochoir), contraste, perspective, assemblage, montage rendent compte d’une technique exécutée avec raideur, d’une gestuelle qui peut parfois provoquer une réaction de dureté (éclatement/fragmentation).

En rassemblant les fragments extraits d’une même œuvre d’art, 

s’organisent entre elles les pièces du puzzle forcément incomplet, dont la composition  d’un nouveau tout contribue à créer une autre réalité (solutions imaginées/germe d’une œuvre à venir).

 

« Je suis un peintre-pochoiriste de très grand talent….. y é frais le p’tit gars….. J’aime ce que je fais et j’ai besoin de ça pour vivre. La peinture est pour moi une nourriture comme respirer, dormir ….»

 

Yves  Auclair termine des études universitaires à  l’Université du Québec à Montréal  en 1973. En 1988, il est récipiendaire de la bourse B----- bourse d’aide à la création des Affaires culturelles du Québec et lauréat en 1985  du prix CÉLÉBRATION VI (Pandora’s) décerné par le New Museum of Contemporary  Art de New York. Depuis 1974, il multiplie, année après années, ses interventions artistiques notamment a Montréal, St-Jérôme, Danville, Victoriaville, Toronto (exposition de peinture de groupe à la galerie Grunwald, 1985), New York (exposition de groupe au New Museum Contemporary Art, 1985 et peinture en direct à la Dancetéria, 1984), et particulièrement a St-Fortunat dans la région Chaudière-Appalaches au Québec  où il vit et travaille tout en s’impliquant dans sa communauté.



 

Publié dans Les marcheurs de rêve

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