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668 articles avec ils ont dit

Un monde immonde

Publié le par la freniere

Un monde immonde

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Publié le par la freniere

Dans un temps aussi barbare que le nôtre, où la parole est un instrument plus adapté au mensonge qu'à la vérité, où le relativisme moral se drape dans la philosophie et où les actions réelles sont obscurcies par les réseaux virtuels qui ont parasité les liens sociaux, que reste-t-il sinon le contact avec la nature pour nous convaincre de la vanité de nos illusions?

 

Maxime Catellier

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Lire est un geste libre, personne ne peut vous y obliger, le lecteur peut cesser de lire en plein milieu d'une phrase qui lui déplaît, en plein coeur d'un livre, s'il le veut. Il faut même faire un effort pour lire ou continuer de lire. Lire est le geste libre par excellence, écrire doit le rester.

 

Louis-Philippe Hébert

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Si le monde s'écrivait sans tendresse et se bâtissait dans le sexe et ses attributs (l'argent, le pouvoir, le plaisir égotique) les humains mériteraient cet enfer contre lequel les hommes de cœur et de compassion essaient vainement de se battre.
Tant d'argent à bâtir la guerre, à acheter des armes, ou corrompre des dictateurs, quand on aurait pu irriguer tous les déserts du monde et faire de la terre un jardin habitable pour tous.
Qui quitterait une terre viable pour devenir un migrant ?
Le drame humain c'est ce génome de la cupidité qui dirige l'homme brut de réflexion et toutes ces doctrines et religions qui pensent que le doute est un blasphème, alors que tout doit être repensé.

Jean-Michel Sananès

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Les pays occidentaux ferment jalousement leurs frontières terrestres à la misère du monde, mais laissent s'échapper par des routes virtuelles les richesses auxquelles leurs citoyens impuissants, désinformés, s'imaginent avoir encore droit, celles qu'ils croient encore posséder et devoir défendre, mais qu'ils laissent fuir sans émotion.

Ce ne sont pas les émigrés qui épuisent chez nous une masse salariale déjà en voie de disparition, mais plutôt, parmi les habitants de ces contrées défavorisées, ceux qui ne sont pas devenus des étrangers, ceux qui n'ont pas émigré, mais qui, demeurés au sein de leurs propres pays, travaillent à des prix (si l'on peut dire) d'aumône, sans protection sociale, dans des conditions oubliées ici.

Viviane Forrester
in L'horreur économique, 1996, Fayard

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A ces éditeurs qui se plaignent des manuscrits qu’ils reçoivent, et doivent en effet lire ou du moins survoler, leur dire mon antipathie viscérale. Ils sont comme le chercheur d’or qui se plaint d’avoir à entrer dans la mine. Bien sûr, MonsieurMadame qui faites profession d’éditer, il faut aller pousser les wagonnets. Et pour un auteur en effet insupportable, maniéré, autocentré, combien d’autres qui errent, défaits de tout et principalement d’eux-mêmes, dans une sagesse que vous ne savez même plus voir, même plus lire ? Je fus lecteur moi-même pour Viviane Hamy. Quel bonheur que de porter mes 6 kilos de manus par semaine dans ma besace, le poids de la culture, que je disais, ça me sciait l’épaule et j’adorais ça. Et quand j’entrouvrais les pages sur une pépite, c’est un monde qui s’ouvrait. Alors merci aux auteurs. Aux nuls, aux médiocres comme aux autres. On ne juge d’eux qu’avec les grilles de lecture de l’époque. C’est la modestie qui fait l’éditeur. La modestie et rien d’autre.

 

Gérard Larnac

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Je pense donc j’écris. J’écris ce que je ne sais pas dire. Le gouffre entre le semblant et le réel. Réel morcelé, multiplié par un coefficient inconnu, un prisme, un miroir à mille facettes. Toute parole est attaquable, transformable, critiquable. Toute parole pourrait être vaine et pourtant nous avons besoin de ce moyen imparfait de communication, nous sommes des êtres communiquant, nous sommes même des vases communicants. La réalité est absurde. Parler de réalité est absurde. Alors, se raccrocher à quoi ?

À une fleur, à la graine qui va peut-être germer, au nuage qui passe. À un rayon de lune ou de soleil. C’est ça la poésie et pas autre chose, c’est trouver une réalité à laquelle s’accrocher. La nature, la douleur, l’amour, la haine. La possibilité d’échapper à sa propre carcasse.

Cathy Garcia

 

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Dans un monde exclusivement marchand où seule compte la vitesse de péremption, la forme est devenue une idée vieille. Reste le ton.

Gérard Larnac

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Tous les gens que j'ai vus travailler m'ont gêné. Sinon les simples artisans. Je ne sais quelle malheureuse notion de choix, de foi, de vocation ils mêlent à leur long martyre, de conscience professionnelle et autres âneries du même tonneau, qui ne font que remplacer avantageusement ce qui leur manque. L'essentiel. La paresse est sans doute la plus difficile, la plus fatigante façon d'être qui soit. Et l'état privilégié par excellence. Mais impossible à vouloir. On ne veut pas être paresseux. Il ne suffit pas de dormir, de se coucher sur le sable, d'attendre comme éternellement la mort. C'est tout le contraire. L'état nerveux par excellence; mais incapacité d'épouser quoi que ce soit, de se faire aider, d'entrer dans un engrenage connu.

 

Georges Perros

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