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653 articles avec ils ont dit

Ils ont dit

Publié le par la freniere

Je suis un chercheur d’or. Et je le trouve. Dans tes yeux, dans mon café du matin, dans le ciel bleu ou gris (c’est selon), dans les oignons de Norge, dans l’instant et dans l’ici. J’ai le bon filon. Je suis un chercheur d’or. Et je le trouve.

 

Gaëtan Sortet

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Publié le par la freniere

Même celui qui reste tolérant en face des salariés journalistiques du mensonge et qui accerpte de considérer toutes les saloperies commises par les officieux du gouvernement et du capitalisme comme un droit sacré, doit être mis en colère par l'hypocrisie des pigistes vierges du milieu journalistique.

Karl Kraus

 

Cette phrase a été écrite il y a plus de cent ans. À part les oiseaux, les choses à plume n'ont guère évolué depuis. Entre le baratin et le jargon, les journaux nous privent de langue.

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Publié le par la freniere

Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi, le terrorisme. Elle veut, en effet, être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats. L’histoire du terrorisme est écrite par l’État ; elle est donc éducative. Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique.

Guy Debord

 

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Publié le par la freniere

Je n’ai pas de définition de la poésie, mais voici deux propos, issus de mon Journal:
Le vrai, parfois, se met en colère, sanglote dans sa solitude, entre en contemplation ou se tape un fou-rire. Je crois, même si c’est très simple, qu’on appelle poésie ces secousses impromptues, inopinées, souvent subversives et sans pouvoir, néanmoins.
Pourquoi on ne comprend pas tout, quand on lit un poème?, m’a récemment demandé Inès.
Je l’ai remerciée pour sa question. On ne comprend pas tout dans un poème, parce que dans la vie, aussi, on ne comprend pas tout.
On ne comprend pas tout, parce qu’un poème épouse un rythme, celui de la respiration, celui des battements du cœur, celui de la scansion du sang, mais il le fait avec des mots, ce qui le distingue de la musique (où l’on ne comprend rien), peut-être seulement parce qu’avec tous les mots on ne peut pas tout dire.
On ne comprend pas tout, parce que le poème se révolte contre les modes d’emplois, les moralismes, les explications,
parce qu’il reste du sens à venir.
C’est l’espérance du poème.
On ne comprend pas tout, parce que le poème subvertit même l’idée que comprendre serait accomplir.
Bien sûr, et Inès aurait alors bien raison de s’énerver, quand on ne comprend rien, ce n’est pas non plus un poème.
Mais prendre avec soi le mystère d’un poème, cela s’apparente à une promenade sans balise.
Et pourquoi, chère Inès, notre tâtonnement de vivre serait-il plus important que le poème qui le révèle?


Lucien Noullez

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Publié le par la freniere

Par tempérament, je suis un vagabond et un clochard. Je ne désire pas assez l'argent pour travailler afin d'en avoir. A mon sens, c'est dommage qu'il y ait autant de travail dans le monde. Une des choses les plus tristes, c'est que la seule chose qu'un homme puisse faire huit heures par jour, jour après jour, c'est travailler. On ne peut pas manger huit heures par jour ni boire huit heures par jour, ni faire l'amour huit heures par jour - tout ce que vous pouvez faire pendant huit heures, c'est travailler. Ce qui est la raison pour laquelle l'homme se rend et rend tout le monde misérable et malheureux.

William Faulkner

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Aucune partie du monde ne me semble médiocre, aucune cellule animale ou végétale ne me semble indigne de l’art. Au point de vue vital, une fleur qui fleurit, c’est aussi beau et mystérieux qu’un Bergson qui pense. La matière est une, et je tâche de trouver les harmonies nécessaires, les justes correspondances, entre un grain de sable et un cœur de femme. 
 

Joseph Delteil

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Publié le par la freniere

L’animal a raison qui sait tuer pour vivre…
Les animaux sont purs, ils n’ont pas inventé la morale au rabais, les forces de police
ni la peur du néant, ni le Bon Dieu chez soi,
ni l’argent ni l’envie
ni l’atroce manie de rendre la justice.

Bernard Dimey

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Publié le par la freniere

La poésie qui triomphe aujourd'hui est emmerdante 

Michel Onfray

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Publié le par la freniere

Je n’ai jamais été l’esclave de rien ni de personne. C’est la possession qui vous rend esclave. C’est la raison pour laquelle j’ai toujours vécu à l’hôtel, où même les meubles ne m’appartiennent pas. Et je me suis tenu à l’écart de ceux qui ont quelque chose à perdre, les puissants et ceux qui se mettent à leur service.

 

Albert Cossery

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Publié le par la freniere

Est-ce que l'écrivant est prêt à être seul ? Seul, sans retour d'ascenseur, sans réconfort de groupe, sans consolation d'écho, sans rallier la nébuleuse des rassurants effets miroirs ? Seul, dans l'intégrité de sa voix nue hésitant sur le chemin inconfortable. Seul sans caution magique. Seul dans l'ombre immense. Avec pour seul recours, cette étoile abstraite dont il ne connaît pas le nom et qui, un jour, l'a appelé par le sien.

 

Ile Eniger

 

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