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Paco de Lucia

Publié le par la freniere

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cliquez sur l'image pour écouter

 

Je me suis permis de composer quelques modestes

notes, en hommage à Paco de Lucia,

qui nous a quitté bien trop tôt.



Je l'ai vu sur scène, c'était vraiment un magicien,

duquel émanait également beaucoup de chaleur

humaine.



Comme l'écrivait, hier, un de mes amis :



"Dans Lucia, il y a "luz", la lumière.

 Ce magicien avait mis dans sa guitare la lumière

 de l'Andalousie, des invitations au voyage et

 plein  d'autres choses, qui suscitent le rêve

 que la vie peut être belle, et dont il a à jamais 

 emporté le secret."

 

J'ajouterai que lorsqu'un guitariste

de grand talent s'en va, c'est un peu le soleil

qui pâlit.

 

 

 

Publié dans Poésie à écouter

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Les pohémiens

Publié le par la freniere

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Publié dans Glanures

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Il y a l'ombre

Publié le par la freniere

Il y a le drame ordinaire du calendrier 
Qui numérote en noir les jours
Pour en faire des vies

Il y a aussi les cadrans
Qui tiennent l’heure
Mais ne retiennent pas le temps

Puis il y a l’ombre 
Qui traque pas à pas les aiguilles 
De toutes les horloges du monde

Ne crains pas tant
Le temps qui fuit
Que la mort qui l’abolit

 

 

 

Christiane Loubier

Publié dans Poésie du monde

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Édith de La Héronnière

Publié le par la freniere

de-la-heronniere.jpg   L’œuvre d’Édith de la Héronnière s’est imposée jusqu’à présent à travers deux genres littéraires : 
– le récit de voyage avec deux textes magnifiques : La Ballade des pèlerins, paru au Mercure de France en 1993, et Du volcan au chaos, journal sicilien, paru chez Pygmalion l’année dernière.
– l’essai, avec Vézelay, l’esprit du lieu, paru chez Pygmalion en 2000, et Teilhard de Chardin, une mystique de la traversée, paru chez Pygmalion en 1999 et réédité cet automne dans la colllection Spiritualités vivantes, d’Albin Michel.

 Édith de la Héronnière est née à Paris le 7 octobre 1946.

Après des études de philosophie à la Sorbonne, sanctionnées par un doctorat sur « Le difficile et l’impossible » sous la direction du Professeur Jankélévitch (1973), elle s’installe à Vézelay, dans l’Yonne, où elle exerce divers métiers : correspondante de presse, secrétaire médicale, employée de librairie, chercheuse de champignons, tout en menant divers travaux éditoriaux, notamment comme lectrice pour les éditions du Seuil.
     Elle est pendant plusieurs années la secrétaire de Maurice Clavel, jusqu’au jour où, en 1977, avec trois amis nord-américains, elle part à pied de Vézelay pour accomplir le pélerinage de Compostelle. Ce voyage marque le commencement d’un projet littéraire dont la première étape est la publication de La Ballade des pélerins par le Mercure de France, en 1993.

Les années qui vont de 1981 à 2001 sont marquées par plusieurs séjours aux états-Unis, de très fréquents séjours à Rome, des voyages en Sicile, en Chine, en Inde. À Naples où il demeure, elle rencontre l’écrivain polonais Gustaw Herling. Avec lui elle réalise un long entretien sur le mal qui paraît au Seuil en 1999.

 

Bibliographie

 

La ballade des pèlerins, Mercure de France, 1993, Éditions Sellerio, 2005.

Châteaux et manoirs de Bourgogne, Éditions du Chêne, 1993.

Entretien sur le mal, dans Variations sur les ténèbres de Gustaw Herling-Grudziński, Editions du Seuil, 2006, L’Ancora del Mediterraneo, 2006.

Teilhard de Chardin, une mystique de la traversée, Pygmalion, 1999, Albin Michel, 2003, L’Ippocampo, 2006.

Vézelay, l'esprit du lieu, Pygmalion, 2000, Payot, 2005.

Du volcan au chaos, journal sicilen, Pygmalion, 2002, L’Ippocampo, 2005, 2013.

Guerres, Arfuyen, 2003.

Vézelay, illustrations de Jean-Marie Queneau, Éditions de la Goulotte, 2003.

Le jardin des plantes de Paris, dans Le promeneur de Paris (jardins), Éditions Paris -Musées/Actes Sud, 2003.

Joë Bousquet, une vie à corps perdu, Albin Michel, 2006.

Promenade parmi les tons voisins, Isolato, 2007.

Histoires lapidaires, Fanlac, 2008.

Le labyrinthe de jardin ou l'art de l'égarement, Klincksieck, 2009.

Mais la mer dit non, Isolato, 2011, L’Ippocampo, 2013.

Contes des sages pèlerins, Éditions du Seuil, 2012, L’Ippocampo, 2013.

 

 

 

 Le carabe

 
     Un enfant cruel l’a cueilli dans la prairie et l’a laissé choir dans cette boîte aux parois vertigineuses.
     Lui, très petit, très seul, n’en croit pas ses yeux.
     Pour commencer, il fait le tour de sa prison et n’y trouve aucune issue, pas même dans les angles où résidait un peu d’espoir. Alors, de ses pattes fourchues, mal habituées aux surfaces planes, puisque ses promenades quotidiennes sont un gymkhana entre herbes et racines, il tente de grimper le long du mur : il se hisse sur ses arrières, lève sa carapace noire à la verticale, envoie ses antennes le plus loin possible en avant – éclaireuses. Il ne voit pas le haut du mur. Bientôt il lui faut redescendre à cause de l’engourdissement.
     Le voilà immobile. Reprend-il son souffle ? Se remet-il du choc ? Se recueille-t-il avant la prochaine tentative ? Il ressemble à ces taureaux qui vont mourir et paraissent soudain distraits, comme absents devant la cape rouge qui les nargue.
     Puis il disparaît à l’autre angle de la boîte d’allumettes d’un pas lourd, accablé. Là bas ce sera peut-être plus facile de s’en sortir. Avec un peu de chance, une aspérité lui donnera prise. Un nouvel essai le laisse pantois au bas de la paroi.
     C’est alors que l’enfant cruel s’amuse à glisser une herbe dans la boîte – une de ces herbes larges dont on tire de stridents cornages en les tendant entre les deux pouces. Il la voit. Un fol espoir l’envahit. Son salut ! Se sauver ! Grimper sur le toboggan. Vite. (...)

 

*

Le vrai labyrinthe de jardin élève ses parois plus haut que la taille d’un homme, ce qui limite considérablement le regard. Ses couloirs se déroulent en colimaçon ou en angles obtus qui ne permettent pas de voir loin. Il s’offre comme une longue distance à parcourir dans un espace restreint à l’extrême, d’où les méandres et entrelacs serrés de manière à couvrir le plus de surface possible en permettant un très long cheminement sans qu’il ait un seul croisement de chemin. Topographiquement, il représente l’occupation maximale d’une surface limitée : un défi pour le cartographe ! Le vrai labyrinthe est obscur, surtout aux heures de soleil rasant. Dès l’entrée, l’inquiétude survient du fait de ne pas savoir où l’on va, ni ce qui attend le “pèlerin” qui pénètre dans l’inconnu de ces boyaux verdoyants. […] Forêt et labyrinthe ont un autre point commun, celui de susciter le besoin d’en sortir à tout prix.

 

Édith de La Héronnière 

 


Publié dans Les marcheurs de rêve

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Crucifixion

Publié le par la freniere

Son destin est d’épouvanter. Chasseur ne sachant tuer, il guerroie à coup de vent. Les bras en croix, il a l’air d’un supplicié fiché en terre, voué à des agonies illimitées. Ses haillons pendent. Un haut-de-forme grotesque le coiffe de travers comme par un fait exprès. Le vent agite ses chiffons de fortune et donne parfois des ailes à ses basques en guenilles. Si des pailles lui bourrent le torse, il ressemble à un noyé remonté à la surface. (…) Lui, n’a pas d’ailes pour lui courir après ni de cœur à se venger. Seul l’espace infini du songe lui est donné. Aussi rêve-t-il, de nuits blafardes en jours brûlants, que l’un d’eux (un jour ?) brave l’épouvante et se pose tranquillement sur son épaule de miséreux pour lui chanter une sérénade dépourvue de ricanements – un andante d’où toute peur, enfin, serait absente. 

 

Édith de La Héronnière 

Publié dans Poésie du monde

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En art et en amour

Publié le par la freniere

En art et en amour
J’ai toujours cherché
Et rarement trouvé
Ce qui me conduirait
Le plus loin possible de moi

Je suis las des lieux
Où l’homme se donne en spectacle
J’ai assez vu le théâtre humain
Les gesticulations de ses pantins
Toutes leurs petites histoires
Ce qui m’intéresse à présent
Ce sont les champs silencieux
Qui s’étendent alentour
Les mouvements de la mer
Le ciel semé d’étoiles
Le rapport entre mon corps et l’univers
Entre les nébuleuses et mon cerveau

 

Kenneth White 

Publié dans Poésie du monde

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De décibel en décibel

Publié le par la freniere

Il est difficile d’être libre. C’est comme nager en eau libre. Ce n’est pas prendre la fuite mais ouvrir une nouvelle voie. Il ne suffit pas d’opposer la théorie à l’odorat, la pensée au toucher, l’usine à la parole, la cervelle à la vue, la rue à la montagne, le bruit de la science à la douceur de l’herbe, la prière d’un dieu à la douleur de l’homme, la main à plume à celle du boulon. Tout est complémentaire. Il y a toujours un moins dans le surplus des choses, un vautour déguisé en colombe, un tigre de papier dans la cage des chiffres, un cœur prisonnier sous les barreaux d’un zèbre, une proie qui sommeille dans l’appétit des banques. Une bombe dort en chacun. Il suffit d’un drapeau, d’une prière ou d’un crash boursier pour faire sauter le monde. Un pain lève en chacun. Il suffit d’un baiser, d’une caresse, d’une simple poignée de main pour en faire le partage. La désintégration des âmes a suivi celle de l’atome. Il faudra plus que les mots pour réparer la vie, plus qu’une rustine sur le cœur, une béquille aux jambes de l’amour, plus que la bulle d’air d’un niveau pour trouver l’équilibre. La vie devrait s’enjamber comme un pont, un arc, un arc-en-ciel, une arche, du côté où il part au côté où il tend. Certains mots sont des mites qui rongent les drapeaux, d’autres des mythes se nourrissant du rêve. Depuis qu’on a rasé les dunes pour trouver du pétrole, les chameaux meurent de soif entre les traces de pneus. Les avaleurs de sable s’étiolent dans les villes. La liberté de la perle est dans l’huitre et non sur un collier, celle des chevreuils dans les bois et non dans une assiette.

 

Enfermés dans leurs cages de verre, scotchés sur leurs écrans, la plupart des hommes ne connaissent plus l’odeur des sous-bois, le pas des bêtes, la fraîcheur des ruisseaux, la couleur du lin, le piquant d’une couvarte en laine, l’épaisseur de la vie, la sève s’activant à la préparation des feuilles, la patience des arbres tout poilus de racines, la marche des pluies à travers la montagne, la ruse des abeilles, la force des fourmis, les sons répercutés d’une falaise à l’autre. Ils n’aiment plus se tromper de route, mais l’erreur qui rapporte. Ils savent faire tourner un boulon, peser sur un bouton, commander un café et prendre l’autobus, mais combien d’entre eux sauraient refaire un feu, trouver la source sous la pierre, reconnaître les épices à l’odeur, une bête à ses traces ? Ils préfèrent le papier monnaie à la poignée de main, à l’accolade, à l’entraide. Ils dévastent la terre pour nourrir un veau d’or. La plupart des enfants n’ont jamais mangé de fruits sur l’arbre, caresser un poisson, casser la croûte sur une pierre. Les bébés ne tendent plus leurs mains vers les oiseaux. Il y a longtemps que les fourmis perçoivent l’ultraviolet, que les chauves-souris s’orientent au radar. De décibel en décibel, l’homme ne perçoit plus les ultrasons de l’âme. Le travail n’est plus à la mesure de l’homme. Il n’est plus qu’une croix où l’âme se crucifie. Il détruit chaque jour un peu de la beauté du monde pour accumuler des bouts de papier. Il mange les hommes jusqu’aux hanches.  Il évide son cœur et vide le jus des yeux sans rien nourrir avec. En entrant à l’usine, tout le monde se débarrasse de sa vie. Même l’emplacement des gestes est mesuré, la force du poignet, la longueur des doigts. Dans cette réalité cliquetante de niaiseries, il ne reste aucune place pour un milligramme de rêve. Dehors, les néons pulsent du néant. Le silence étouffe sous le crissement des roues.

 

Ce qu’on dit, ce qu’on mange, ce qu’on fait doit apporter la joie. Il devrait en être pareil du travail. Malheureusement, sous le joug du capital, les outils, les jouets, même le pain goûtent l’argent, le sang, la poudre et l’esclavage. La terre n’est plus qu’un corps géographique tracé par les radars. Aujourd’hui, faire son pain pour le manger et non le vendre, aider pour le plaisir d’un sourire, faire la courte échelle, planter un arbre sans raison, c’est presque désobéir aux lois. Il faut un permis pour faire de la musique, un diplôme pour penser, un papier pour aimer, un nez de clown pour consoler les vieux. Je repense à tout ça en regardant le lac et j’en ai mal au cœur. Je voudrais voir les hommes heureux, et non racotillés de la grosseur des sous, pliés en portefeuille, courbés sous le crédit et la dette de l’état. Les voir debout dans la maison de l’être, et non couchés sous le fardeau des choses. Mon crayon a pris le rythme de ces pas faits pour durer longtemps, ces pas de route ouverte sur le monde, ces pas d’ailes d’oiseaux s’échappant de la ville, ces pas qui se transforment en sang dans le grand corps du monde. Une seule goutte de pluie réveille les odeurs, amenant l’odorat à toutes ses grosseurs. On peut sentir les couleurs, humer l’âme des plantes, fraterniser avec l’aveugle et le savoir des loups. La nourriture et le savoir se complètent l’un l’autre. Il n’y a pas un millimètre de monde qui ne soit à aimer, à prendre soin, à nous apprendre quelque chose. Rien n’est jamais perdu. C’est l’espérance des aveugles qui nourrit la lumière.

Publié dans Prose

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Un petit manège

Publié le par la freniere

Je passe beaucoup de temps avec ma fatigue. Elle est peu bavarde, ma fatigue. Je la connais très peu. Mais son crâne invite à la rêverie désespérée. Son crâne est un globe terrestre envahi par des centaines d’épingles piquées à différents endroits.

 

Ma fatigue prend la pose d’un esprit torturé, ses mains contiennent son front comme pour en éviter l’effondrement sur la table, dans son assiette ou sur son napperon graisseux. Et ses yeux se noient dans l’Atlantique jusqu’à ce que je lui fasse tourner sa caboche toute ronde, fixée sur son corps d’épouvantail que plus rien ne semble secouer.

 

Et ses yeux se referment, saisis par le tournis d’un aussi brusque tour du globe. Et c’est alors des déluges de larmes qui inondent le monde.

 

Ma fatigue ouvre alors ses yeux rougis de pleurs et de veilles sans fin qui me regardent, pleins de pitié, m’amuser distraitement avec sa caboche.

 

Ma fatigue est muselée quelque part dans un coin du tiers-monde et ses bras font des gestes lents de marée noire ensevelis sous les manches d’un vieux manteau de quêteux. Je sais qu’elle essaie de me dire d’arrêter de lui faire tourner la tête et d’aller me rasseoir calmement à ma place.

 

Et nous passons ainsi de longues heures, ma fatigue et moi, assis à ma table, en silence, à répéter ce petit manège, cette envie de tuer le temps.

 

Christian Girard(c)2014

Publié dans Poésie du monde

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Au fil des ans

Publié le par la freniere

Je ne chanterai pas
le temps mécanique des montres
seulement la douceur d'un instant
le baiser encore humide
sur la peau d'une pierre
nichée parmi des herbes amères

Je ne plierai pas
sous le fardeau des ans
j'attiserai la braise
du feu intérieur
qui me dévore
depuis ma naissance

Je ne chuterai pas
à l'aplomb de l'abîme
devant derrière de chaque côté
et tout ce qui fut
n'aura pas plus d'importance
qu'un vol de papillon en plein vent.

 

André Chenet

Publié dans Poésie du monde

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Où se trouve le sursaut ?

Publié le par la freniere

Je n’attends plus dieu dans la fissure. Sucre fœtal alangui, le trac suprême fait office. Qu’est-ce qui doute ? Le camouflé du réel rangé dans un placard sordide. Des balais et des serpillières. Des copeaux d’air brûlé reposent dans une bouteille d’alcool. Eau de vie sans vergogne, un enfant meurt toutes les trois secondes. Le miel de la mer bafouille quelques vagues insonores. La récolte des courbes se fait dans les arbres. Et dans mon cœur, j’ai la vision du lait que l’on refuse aux chatons. 

 

Liqueur d’oliviers répandue dans les champs archaïques, hublot refermé sur la plénitude des couteaux. La lumière s’est rétractée au fin fond de l’intime ombilic. Jets de pétoncles, huîtres écaillées, et encore des couteaux plongés dans le sable. Reptile ordinaire en vrilles jaillissantes, la terre mordue et le venin artisan du soufflet des forges. Où se trouve le sursaut ?

 

Un seul et unique mot pour dire tous les autres :

 

                                        Chemise au col défait

                                            Bouton décousu tombé par terre

                                                Fermeture sous l’éclair tiré par le bas 

 

                                           Un seul et unique sens pour livrer la terre

                                   Collée sur la poitrine du vide

                         Ta parole fourche et la poésie nous cherche 

 

                Le retour solitaire des sans visage

                                  Nomme les aveugles étourdis

                                          Et les citadelles éclairées veillent sur le noir

                                                           Précipice des mémoires perforées 

 

                                                               Chacun roule sa brûlure

                                                         Et peuple le feu

                                                 Au milieu de la place enneigée

                                                 Où s’abîme le ciel 

 

                                      J’ai appris la vie

                                Dans le baiser d’un songe 

 

                       Je parle le dialecte des pierres

               Où la mousse cherche un refuge

         Des tourbillons dans les yeux

   M’empêchent de voir l’ombre qui danse 

 

Un amour où se ferme le regard

Contient le tourment du feu

Qui meurt dans la flamme

Je brûle et cela ne se voit pas.

 

 

Bruno Odile  Tous droits réservés ©

Publié dans Poésie du monde

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