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Sur le chemin des signes

Publié le par la freniere

 

Ce qui nous fait défaut s’éveille dans le rêve. Des images surgissent à la lumière des choses. Les syllabes s’agitent. Les phrases se déploient d’un simple battement d’aile. Il faut tout perdre pour apprendre à donner, renaitre mot à mot au sang du paysage, à la soif de l’eau, à la rosée de l’herbe. Un seul poing fermé alimente la haine. Un seul regard nous manque et l’on se croit aveugle. Il n’y a pas de remède contre le mal de lire, celui d’écrire ou de peindre. On n’empêchera pas l’homme de crier dans le désert ni l’oiseau de chanter. Tôt ou tard, dans le sable des mots, quelqu’un empoigne une pelle. Quelqu’un écope l’eau du cœur. Voyageur immobile, j’ai remplacé la route par les mots. Je traverse le temps avec le mot toujours. Je glisse sur le grain du papier avec le mot luge. Le mot lumière s’écrit avec de l’encre noire. Le mot ombre souligne la blancheur des pages. J’invente le voyage sur un journal de bord, une île dans la nuit, une mer intérieure, une anse pleine d’oiseaux, une forêt de mots colorant les saisons. Je n’ai pas la prétention de savoir mais celle d’avoir faim. Je bois des yeux l’encre du paysage avec ses lavis, ses sfumatos, ses ombres, ses couleurs changeantes. Nous sommes tous des abeilles cherchant à ramener quelque chose de la vie.

 

Nous sommes de passage. La vie ne finit pas avec la vie. Le vent nous appelle partout. Nul besoin d’apparat, la paume reste la même sur la tête d’un enfant ou la joue d’un mourant. J’avance dans l’inachevé. L’infini rôde au creux de chaque instant et quelque part en nous, celle qui donne et reçoit, la part de la lumière au milieu des ténèbres, la part des anges et des enfants. J’écris une lettre au vent, avec de l’herbe dans l’enveloppe, du sable, du soleil. Il surviendra toujours un homme pour la lire, décacheter la bonté et peut-être répondre, un malheureux, un fou, un enfant égaré. Ces traits, ces lignes, ces mots sur une page, ce n’est que de l’amour recouvert d’un peu d’encre. Chaque phrase est une corde raide, une route sans fin profonde comme le vide. Saturé de silence, le néant s’en remet à l’amour. Le monde s’ouvre à qui sait voir. Dépouillé de tout et de son vide, il restera toujours l’innocence du sensible, le petit feu de l’âme qu’allume l’invisible, les traces de beauté laissées par quelques hommes. L’encre des mots garde la braise à vif. L’ostensoir d’une fleur appelle à la prière. C’est mieux qu’un muezzin, les cloches de Pâques ou la sirène des usines. Les forêts lèvent leurs flambeaux sous un dôme de lumière. Les insectes dansent à l’ombre des sous-bois. Les pierres dorment sans bouger. Le lierre fabrique ses racines dans le mortier friable. Le lichen s’accroche à la peau des rochers. L’arbre se penche pour qu’on vole ses fruits. L’humus prépare les couleurs dont se parent les fleurs. Je salue chaque matin le même vieux soleil. J’écoute palabrer la colline aux corneilles.

 

Elle est blanche. Elle est bleue. Elle s’insinue partout, la légèreté. Elle est toujours debout, la liberté. Ce sont des mots que j’aime. Le petit homme en moi refuse de se taire. Il en coûte cher de mourir à ceux qui vivent chichement. Je ne crains pas la pauvreté mais l’absence de bonté. Le doigt posé sur le chemin des signes, j’arpente la parole. Chaque mot porte une blessure secrète. Le paysage éclate aux yeux de ceux dont les yeux s’ouvrent, aux mains qui applaudissent. J’ouvre ma bouche au pain des mots, à la source qui découvre la soif. La liberté des routes est celle du marcheur. Elle est noire. Elle est grise. Elle écrase les fleurs, la pesanteur. Elle pollue tout ce qu’elle touche, l’économie. Ce sont des mots qui tuent. Le pointillé des pas enjambe le hasard. Écrire, c’est toujours un peu plus. Il y a des mots dans ce qu’on tait, des muscles dans la voix, des vagues qu’on ne voit pas. Il ne faut pas laisser le sel avec la soif, l’enfance avec la guerre, l’amour avec la banque. Il ne faut pas laisser l’écran remplacer l’horizon. Je vis de peu, de si peu, parmi ces gens qui accumulent, de l’encre et du papier, de la poussière d’or du rêve et des mots en vadrouille, des miettes de pain sur la nappe du cœur.  


Publié dans Prose

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Intimidation collective

Publié le par la freniere

 

 

La chanson est de Daniel Bélanger

Publié dans Poésie à écouter

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Toutes isles

Publié le par la freniere

 

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La mort d'un homme déplace les maisons.  Pierre Perreault

Publié dans Les marcheurs de rêve

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Faire-part de décès

Publié le par la freniere

je vous annonce la mort de ma vie sexuelle

pendant la drôle de guerre l'État distribua du bromure aux soldats
afin qu'ils aillent se faire tuer pour la Patrie
sans faire d'histoires

en temps de paix  l'État administre des psychotropes
aux petits agents d'application des tâches

deux mille ans de sagesse résumés en une pilule
tout le monde est heureux
tout le monde fait haré haré Krishna en tapant des mains

ni comique ni tragique : c'est juste réel

regarde ces femmes en bikini sur les affiches de métro
regarde les bien, petit agent obéissant
elles représentent tout ce après quoi tu cours
et que tu n'auras jamais
elles représentent la Puissance

alors bien sûr il y a eu l'Enfance
des choses étranges qui n'entraient pas dans le Schéma
des éléments de langages injustifiables
poudre grise, tout cela, dans les arrières-cours des sanatoriums

j'aimerais ne pas avoir compris

chacun est l'esclave
chacun est le maître
tout le monde est heureux
Hegel a gagné
la machine tourne à plein régime

 

Denis Hamel

Publié dans Poésie du monde

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Il suffit d'une syllabe

Publié le par la freniere

Un compte rendu n’est que la reddition des vocables. Je veux sentir le goût des fraises dans les mots, les épines transpercer le papier et la salive mouiller la page. Le temps après la mort est déjà là à la naissance des saisons. Le ciel fait briller ses milles grains de beauté. Il suffit d’une pierre, d’un grain de sable, d’un brin d’herbe pour faire des métaphores, d’un nuage pour faire des images. Il suffit d’une syllabe pour partir en voyage, d’un mot pour aller loin, d’une phrase pour vivre. Même si les mots n’ont pas la beauté d’une rose, ils peuvent embaumer. L’écriture transcende la matière des mots. La main qui a écrit la lettre ou le poème vit toujours dans les yeux du lecteur.

        

Faire rencontrer tel mot avec tel autre mot provoque rarement le choc espéré, mais ce n’importe quoi ouvre toutes les portes. Nous sortons de la réalité pour entrer dans l’énigme. Mille milliards d’années-lumière ne mesurent pas le désarroi ni l’empan des caresses. J’arpente la route avec des mots. Je voyage en rêveur. Penché sur du papier, j’écris du bout de la main, l’index recourbé. Les mots sont dans le geste, les gestes dans le mot. Il n’y a pas d’écriture posthume. Le mot jour accolé à la nuit ne donne pas du gris mais une autre lumière. Le lac montre sa peau sous la dentelle de brume. Un soleil ajouré le caresse à peine. L’érable au bord de l’eau a pris de l’embonpoint, tout comme moi d’ailleurs. Trop de paroles obèses, de mots mal digérés, de poèmes à la crème. Trop de gros mots qu’on dit pour affronter la mort. Le temps change d’habit. Les jupes raccourcissent. Les fleurs clignent de l’œil. Des nuages légers se font la courte échelle.

        

Des pays de Borgès aux saisons pessoannes, on est tous exilés dans la langue des autres.  Je regarde les choses sans en vouloir une seule. Des pigeons sur la rive picorent le gravier. J’en ferai quelques pages sur mon petit cahier, quelques paroles en l’air, quelques pas d’encre noire. À vouloir monter trop haut, je me retrouve en bas de page, en pieds de bas sur une ligne. J’ai fui la ville où j’étais mort. Je ne réponds plus à ceux qui sonnent. La porte s’ouvre à ceux qui savent. J’ai troqué le théâtre pour le bal des oiseaux, le concert des cigales, le ballet des abeilles. Lorsque la brume se lève, l’eau du lac m’apporte les nouvelles. J’habite mon corps comme un étranger endormi sous ma peau. Nous nous partageons les jours et les images. Nous échangeons nos rires sur la crête des neurones. J’habite aussi le monde comme un cœur dans l’emballage d’un autre. J’ai rentré mes mains et mes pieds dans une phrase et j’ai fermé le livre. Je les trouve au matin tachés d’encre et d’ombre, éclairés du dedans. Lorsque je sors, le vent appuie ses pattes sur mes épaules en remuant la queue, en agitant les ombres et les grelots du monde, tordant le bras de mes pensées.

        

Des couteaux, des larmes, des fusils m’attendent dehors. J’endosse la carapace de ma voix, la chemise des mots. Un chœur d’hommes d’affaires ne cesse de crier : Arrête d’écrire des poèmes. Arrête. Tu ne fais qu’essuyer la poussière ! Dans la réalité pleine de voitures, de néons, de klaxons, d’ecchymoses, je cherche l’herbe verte au milieu du bitume, les fourmis sur la page, le chant des ouaouarons entre les grésillements du téléphone, un cœur qui bat dans l’ombre de personne, de nulle part, de jamais, un fragile équilibre parmi les carnets de chèques, les dettes, les débits, les quittances, un semblant de bonté dans les yeux des marchands, les mots d’amour entre les plaisanteries du temps. La preuve matérielle de l’âme existe dans les gestes, les regards des enfants, les mains des bénévoles, les pains du boulanger.

        

Les arbres semblent tristes. Leurs racines s’enfoncent dans la terre des larmes. Les canards sauvages qui traversent le ciel échapperont-ils longtemps au canon des fusils ? Le plancton, l’humus, l’atmosphère survivront-ils encore à la fièvre de l’or et les magouilles des hommes ? Les mots d’amour effaceront-ils le charabia marchand ? Le tableau noir est vide lorsque le blanc recouvre tout. Je dois chercher mes mots dans la poussière de craie. Voici notre âme, nos blessures, notre voix, notre vie, nos pas pour que les hommes soient meilleurs. Il ne s’agit plus de morale quand on parle d’aimer mais de sauver ce qui reste. Il faut tout réapprendre, à boire et à manger, à courir sans roues, à marcher sans pétrole, à vivre sans argent. Il faut savoir glisser dans l’âge de la terre. Ni Dieu ni Diable. Le temps n’est pas encore venu de me mettre à genoux. Enterré jusqu’au cou, je garderai les mains en forme de caresses.

Publié dans Prose

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Les bâtiments Saint-Julien: un trésor patrimonial et un outil indispensable pour le développement régional

Publié le par la freniere

Il faut réagir quand des dirigeants municipaux, sans mandat décident de ne pas tout faire pour permettre l'arrivée de projets de développement basés sur la connaissance et l'utilisation du patrimoine.

Ce fut notre première pensée quand nous avons appris le refus de la municipalité devant l'offre qu'un promoteur associé avec un Cégep offrait pour la relance des Bâtiments St-Julien (BSJ).

Nous continuons à affirmer que les objectifs qui supportent l'existence de la COSODÉLO sont essentiellement de tout faire pour assurer le classement des BSJ comme trésor patrimonial et environnemental, de créer des possibilités de travail pour ses membres travailleurs, de garantir des biens et services pour ses membres utilisateurs et le recrutement de nouveaux membres de soutien.

Nous rappelons que les moyens doivent s'inscrire dans une approche renouvelée en initiant et soutenant la création de coopératives de travailleurs entre autres.

L'approche coopérative et solidaire doit en être le ciment, une solidarité qui accueille, qui s'enrichit des différences et des innovations inventives. Tout cela dans le respect de la démocratie et des règles.

La Cosodélo a fait son travail, mais les dirigeants politiques de St-Ferdinand ont dormi au gaz ou ont été étourdis par le mouvement des hélices de leur parc industriel éolien qu'ils veulent enfoncer de force dans le paysage ce sans la volonté de la population, ce même si cela va créer des dissensions irréparables.

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Le souffle de Vent du Nord

 

Aujourd'hui nous sommes solidaires avec ceux et celles qui mettent en application les principes de solidarité, de démocratie et de partage.

Nous croyons toujours aux objectifs de la COSODELO et faisons nôtre ses principes et missions.

Ne somme-nous pas parmi les initiateurs, penseurs, travailleurs?

Aussi, nous croyons salutaire d'inscrire nos énergies comme nouvelle force pour affirmer l'importance et la nécessité de garder debout dans une vocation renouvelée cette ressource patrimoniale et environnementale propriété de l'ensemble des québécois. Quelques groupes affairistes et opportunistes n'ont pas à en décider de son sort sans une importante consultation, libre et ouverte.

Vent du Nord est un groupe de réflexion indépendant qui met de l'avant une société ouverte s'appuyant sur des valeurs, moyens et outils d'action raisonnables, responsables et

démocratiques. Son champs de travail principal embrasse les ressources patrimoniales dans différents domaines d'action caractéristique d'une société accueillante, ouverte, curieuse, rêveuse, ricaneuse, ironique, chaleureuse, amoureuse, bienheureuse, solidaire, populaire, démocratique, économique, créatrice, agricole, inventive, susceptible, fragile, explosive,

 généreuse, calculatrice, industrielle, virtuelle.

À court terme nous existons pour proposer le droit d'existence d'une société de partage et démocratique capable de donner aux citoyens son véritable pouvoir de représentation et de participation pour contrer les intérêts des groupes financiers, politiques, affairistes et autres.

Aujourd'hui, à notre travail pour affirmer la prévalence de projets de vie affirmant la possibilité et les avantages d'alternatives à l'installation d'un parc industriel de production d'éoélectricité en terre agricole patrimoniale habitée dans les Basses Appalaches, région de l'Érable, St-Ferdinand, Ste-Sophie, Ste-Pierre- Baptiste, nous ajoutons le droit à l'existence, à la conservation et à l'utilisation renouvelée pour les BSJ et les propriétés territoriales environnantes.

Ils peuvent accueillir toute la vie sociale, administrative, publique, culturelle et créative de St-Ferdinand et de certaines municipalités environnantes. Ils peuvent bénéficier de la passion curieuse d'un groupe de recherche sur l'utilisation des nouvelles énergies en milieu agricole patrimonial et habité. Ils peuvent se dynamiser des expressions et innovations d'un centre

de création multidisciplinaire pouvant dans un premier temps accueillir un Centre du Cinéma Indépendant. Ils peuvent permettre de rassurer la population citoyenne en réactivant un centre de soins et de services de Santé et de séjour. Ils peuvent offrir le confort de logements et services pour des citoyens de tous les milieux et touts les origines. Ils peuvent accueillir un Centre pour la conservation des Sculptures monumentales et des arts de récupération.

Toutes ces activités sont essentielles parce qu'inscrites dans le cadre de l'affirmation de la

nécessité d'un développement responsable, raisonnable.

Dernièrement ils pouvaient recevoir un promoteur désireux d'y installer une école de

formation sport hockey avec la participation du Cegep de Victoriaville pour l'encadrement des matières académiques.

Nous avons appris que ce projet a été refusé en raison de dirigeants municipaux incapables de carburer aux nouvelles idées.

D'ailleurs quand on apprend qu'une petite municipalité comme Nouvelle en Gaspésie a réglé

la problématique d'un réseau internet à haut débit pour ses citoyens en en faisant un service public accessible pour chaque utilisateur au coût de 50.00$ par année en plus du coût de décodeur (500 pour toute la vie) on peut se rendre compte ce que sont des administrateurs publics qui travaillent non pour défendre le béton et la destruction comme outils de développement.

Les BSJ et ses territoires sont des ressources du milieu créé par le Québec dans un geste de commisération. Ils sont partis d'un patrimoine architectural et patrimonial à protéger et

partager. Ils sont traces de notre générosité, de notre sens du respect des différences.

Ils sont un signe de nos imperfections. Ils témoignent de notre être pour les générations à

venir. Ils sont signes importants et cruciaux pour comprendre qui nous sommes, socialement,culturellement, artistiquement, humainement.

 

Présentement, il y a des groupes qui demandent ou appuient le mandataire du propriétaire

pour procéder à une démolition sauvage et irraisonnable à notre responsabilité historique

et sociale. Nous avons l'obligation de ne plus couper un arbre qui l'a déjà été. Il faut plutôt le réutiliser, le bonifier, le perpétuer.

Les propriétaires, les Québécois, n'ont jamais été consultés pour savoir si un tel projet de

démolition, de disparition d'une partie de notre histoire devait se produire. Aujourd'hui, c'est en leur nom que nous demandons qu'ils le soient, pour ce projet et pour tous les autres qui mettent en danger nos trésors patrimoniaux, confirmés et non reconnus par les Commissions officielles.

Le mandataire des propriétaires doit refuser de se faire dicter ses comportements par des

groupes d'intérêts qui ne peuvent profiter directement de son statut de bien public et collectif à conserver pour une occupation renouvelée s'appuyant sur une coopération cimentée par la solidarité et sa dynamique de partage. Il ne doit pas devenir le complice, par un investissement dans sa démolition et permettre ainsi qu'un trésor national puisse profiter à des individus. Il ne doit pas permettre qu'à partir de ruines financés par les propriétaires, des individus construisent une bulle spéculative s'appuyant sur la construction d'ensemble immobilier où ils seront les instigateurs et profiteurs, tout en augmentant la charge fiscale de l'ensemble de la communauté où est située cette ressource patrimoniale, St-Ferdinand.

Présentement dans cette municipalité et les environs, il y a de nombreuses propriétés à

vendre. Tout projet de nouvelles résidences deviendrait concurrent pour ces propriétaires.

De plus ce boum artificiel de construction pourrait jouer à la baisse sur la valeur marchande des propriétés, ce sans oublier les effets dévastateurs d'un éventuel parc industriel éolien.

Sans oublier que les taxes de ces propriétaires historiques serviraient à financer la mise en

place des infrastructures de ce nouveau développement résidentiel construit par ces nouveaux promoteurs qui n'auront pas payé le juste prix pour s'emparer indument des vestiges résultant de la destruction d'une ressource patrimoniale.

Les intérêts de ces groupes ne peuvent se substituer à l'obligation de conservation et d'utilisation renouvelée d'une ressource collective pour et par une collectivité.

 

Nous exigeons:

1- un moratoire et

2- la création d'un comité indépendant, avec une majorité de représentants de groupes

citoyens, pas juste des affairistes et sectaires du développement, avec pour mandat:

- l'évaluation des demandes historiques

- préparation d'un cahier pour appel d'acquisition proposant conservation, mise à niveau

et occupation renouvelée pour ce patrimoine architectural et territorial s'appuyant sur une

coopération solidaire et de partage.

- Mandat à ce comité de négocier avec le mandataire des propriétaires. Il est entendu

que le financement des phases conservation et mise à niveau devraient mettre à contribution

les ressources financières que le mandataire des propriétaires réservait à sa démolition.

- publication et mise en place des mécanismes d'évaluation des offres.

Si le Gouvernement par la CHQ est prêt à mettre plusieurs millions de dollars pour démolir, nous croyons qu'une partie de cette sommes pourrait être utilisée pour une étape garantissant réflexion, négociations, appel d'offre pour rendre opérationnel par étape ce trésor national.

Nous rappelons que toute approche devrait privilégiée une coopération solidaire.

 

Le 17 juin 2012

Serge Gagné

Pour Comité Vent du Nord

 

Jean Gagné Christiane Tremblay Jean-Marc La Frenière Diane Boucher Serge Gagné

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La parole est aux actes

Publié le par la freniere

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La matière du monde

Publié le par la freniere

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Déchirant l’apparence, de l’horizon des dents à la raison des hommes, je crache un alphabet pour

aider au bonheur. Je trace des esquisses entre le nu et l’inconnu. Je demande aux oiseaux, aux abeilles,

aux ruisseaux de me prêter leur voix, à la pensée des blés de sourire un peu plus malgré les pesticides,

aux oies romanichelles de faire chanter le ciel. L’amour seul vaincra les usuriers du coeur. Le Dieu

des riches n’a pas à convertir les pauvres. Ils se partagent entre eux la prière du pain. Ceux qui palais, ceux qui taudis, ceux qui balai, ceux qui maudit, ceux qui bureau, ceux qui moisson, ceux qui comptent,

ceux qui racontent, ceux qui désespèrent et ceux qui rêvent encore partageront leur bien. Je

veux le monde dans son entier, sa beauté, sa misère, son amour. Je veux les hommes debout. Je veux les

enfants libres. Je veux mille musiques, mille images, mille mots pour la parole manquant de voix. Je veux croquer la pomme sans arracher sa peau. Je veux l’osmose des nations avec chacune sa langue

entière.

 

À paraître en août 2012 aux Éditions Trois-Pistoles 

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Choisis ton côté

Publié le par la freniere

 

 

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La star du rodéo

Publié le par la freniere

 

 

Publié dans Denis Vanier

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