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Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 17:13

 

  Du 27 mai au 2 juin 2013

programmation complète


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Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 21:14

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Le dimanche 19 mai 2013, à 19h30 au NATIONAL

LE MNQ présente
UN CONCERT UNIQUE ET GRATUIT de LÉGENDES D'UN PEUPLE

avec DANIEL BOUCHER, PAUL PICHÉ, CHLOÉ SAINTE-MARIE, JOSÉPHINE BACON, ÉLAGE DIOUF, ÉRIC GOULET, LE HUSKY ET ALEXANDRE BELLIARD!

Ouverture des portes à 18h30
Entrée libre-Concert gratuit
Le National
1220, rue Sainte-Catherine Est


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Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 17:11

Pendant que poussent des fleurs, que certains les arrosent, que naissent des enfants, des hommes font la guerre. Quand le mensonge devient la norme, tout le reste est simulacre. Une cendre invisible enterre toute chose. Il y a mille façons d’entendre, mille façons de voir. Certains s’accrochent aux trous dans le mur. D’autres fabriquent des escaliers. Je grimpe dans une échelle en cordes vocales. J’entends les vers ronger le bois. De la vie cherche à naître sous des couches d’existence. L’être étouffe sous l’avoir, le rêve sous les choses. L’insignifiance gouverne tout. Dans le tricot de vivre, le temps ne cesse pas de défaire des rangs. On reprend l’ouvrage toujours au même endroit. On avance d’un pas. On recule de deux. On perd ses pieds en chemin. On perd un bras dans une chaîne de montage. On perd au jeu. On perd le nord sous la calotte polaire. On perd la tête pour un rien. On perd son temps pour un salaire. D’un côté vit le peu, d’un autre l’ambition. Il n’y a pas de place pour les ailes d’un ange. D’un côté l’auto neuve, de l’autre la dent creuse. C’est la même laideur sous l’apparat des choses, le rêve sous la botte qui laisse voir ses os. Certaines rides gardent leurs plis d’enfance. J’attends le dénouement au bout de chaque brin.

 

On s’habitue à vivre au lieu de s’étonner. Pourtant, le moindre insecte est un miracle, le moindre geste, le moindre mot. L’écriture est la plus belle invention de l’homme. Les pages deviennent un paysage, les mots des arbres, des étoiles, du sable, des oiseaux. Le chat fait l’oreiller en attendant la nuit. Un mouvement de crayon dessine une colline. La parole est un supplément de souffle. Il suffit d’une virgule pour que le ciel tourne de l’œil. Les lettres minuscules affirment leur humilité. Les majuscules pavoisent à chaque paragraphe mais meurent aussitôt. J’en veux parfois aux mots de si mal les connaître. J’écris avec des mains de rentreur de foin, d’abatteur de murs, des doigts de menuisier, des vieux mots de grand-père, des phrases mal accrochées aux cordes vocales, des brins de paille cousus entre des pierres. J’ai les oreilles qui chauffent au moindre mot de travers, les orteils en virgule dans la phrase des pas.

        

En achetant mille riens, on croit tout posséder. Dans l’éclat du décor, les rôles ont plus de poids que l’âme des acteurs. Chacun derrière son masque cherche à faire des grimaces mais cache l’abjection derrière des sourires. Il ne faut pas taire le fou. Il voit l’âme dans l’arbre, l’âme dans l’eau, l’âme dans l’âme. Il voit la pierre qui fleurit et cherche encore une âme dans les gestes des hommes. Un soupçon de tendresse pourrait sauver le monde. Il faut passer du règne du possible à celui de l’impossible, du faux réel au rêve vrai. Il y a un décalage entre l’homme et la terre. Répandant son parfum, la fleur s’épuise à aimer. L’homme se tue à la tâche en répandant le sang. Chopin écoutait sûrement le bruit du vent dans les roseaux. Van Gogh regardait le soleil. Kafka ouvrait des portes qui n’étaient que des murs. Chaque regard pose une question, mais aucun paysage n’a la même réponse. Nous sommes faits de mille contradictions cherchant leur unité. Je m’y perds. Je médite, traduisant mal la vie, cherchant les mots qui manquent dans les trous du langage.

        

Des aristocrates aux technocrates, nous n’avons rien gagné. L’urbanisme est devenu la configuration du néant. Ventes et achats, options, contrats, licences, commissions, courtages; ferme, à terme; réductions, rabais, à-valoir sur; c’est l’enfer économique. Un bout de toile, un peu de peinture, un bout de crayon, un vieux cahier, une guitare désaccordée, cela suffit pour vivre. En proie aux mots, je tourne comme un fauve mangeant sa propre chair.


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Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 17:09

Pas pour tout le whisky du paradis

Pas pour toutes les mouches du Vermont

Pas pour toutes les larmes du sous-sol

Pas pour un million de voyages sur Mars

 

Pas même si tu me payais en diamants

Pas même si tu me payais en perles

Pas même si tu me donnais ton anneau minuscule

Pas même si tu me donnais tes boucles

 

Pas pour tout le feu de l’enfer

Pas pour tout le bleu du ciel

Pas pour un empire à moi tout seul

Pas même pour la tranquillité de mon âme

 

Non, jamais, je ne cesserai de t’aimer

Tant que mon cœur continuera de battre

Et même après dans mes mots et mes chansons

Je recommencerai une nouvelle fois à t’aimer

 

Charles Bernstein

Traduit par Abigail Lang


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Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 16:18

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Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 16:05

un matin on se lève on sort et
on se retrouve dans une orgie verte
les marronniers bandent au ciel
des cônes de petites gueules
roses et crèmes ouvertes
elles frissonnent dans l’attente
vibrante d’une abeille frotteuse
besogneuse à mélanger les pollens
qui passe et tourne se retourne
comme une langue de velours
un french kiss à l’américaine
dans ces pièces montées
ces gueules de sexes tendues
à quelle gloire ice and fire
nuit et jour la cuisance pour un fruit
tout autour les fleurs se déboutonnent
ouvrent robes et chemises
et ça se pistil à qui mieux mieux
ça s’étamine ça s’pétale ahuri
de soie de satin et de poudre dorée
aux parfums attiédis et moites
sur des tiges gonflées de sève
ha ! oubliez-moi, oubliez-moi !

 

Catrine Godin


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Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 19:30

EROS ET THANATHOS, l'érotisme et la mort, je croyais que tu nous faisais la suite de The night of the living dead, j'osais croire que l'on avait organisé un stunt publicitaire pour faire la promo de ton disque, peut-être avais-tu décidé de changer de vie, de personnalité comme le font les délateurs des gang de mafiosi, tu aurais pu t'immoler par le feu comme Huguette Gaulin, te suicider à la carabine comme Hubert Aquin, te tuer comme Claude Gauvreau du haut de son appartement de la rue St-Denis, après des mois à manger des hot-dogs, tu aurais pu faire un pacte de suicide comme Roland Giguère avec sa femme, le moment venu Roland n'a pas averti son épouse, il a fait ça tout seul comme un grand, Pauline Julien ne voulait pas se voir dépérir, ni voir personne la regarder dépérir, André Fortin lui en adepte de Mishima a décidé de se faire hara kiri, il le répétait sans cesse dans ses chansons, Claude Jutra ne se rappelait plus son nom, il aurait certainement filmer sa mort, je pense aux créateurs tombés au combat de la critique assassine, je pense à la folie dépressive et de la hantise schizophrénique des salles vides, dur dur métier d'artistes, tu aurais pu faire partie du club des 29 avec Jim, Janis, et Jimi, mais maintenant tu rejoins le club de nos suicidés nationaux, les plus grands, des gens qui rêvaient le pays à venir... des gens capable de devancer le jour de leur propre mort! Salutations morbides! Condoléances à tous!

 

Alain-Arthur Painchaud120812_845kh_eve-cournoyer-chanteuse_sn635.jpg 


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Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 19:18

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À 83 ans, l'artiste Armand Vaillancourt demande le soutien financier du public dans le but de réaliser une oeuvre en hommage au syndicaliste Michel Chartrand, décédé en 2010 à Longueuil. 

 

L'union fait la force

 

Une campagne de souscription est en cours depuis le 7 mai sur le site de la Confédération des Syndicats nationaux. La sculpture monumentale, baptisée La force ouvrière, sera érigée dans le parc Michel-Chartrand, situé à l'est de la ville de Longueuil, où le militant syndical a passé une grande partie de sa vie. 

 

Trois partenaires

 

Armand Vaillancourt a déjà le soutien de trois partenaires pour créer un monument commémoratif dédié à son ami Michel Chartrand. La CSN a promis son aide financière, tandis que la compagnie ArcelorMittal lui fournira près de 500 tonnes d'acier. La Ville de Longueuil, qui a commandé l'oeuvre en 2010, s'est engagée à verser 85 000 dollars pour sa réalisation et la cérémonie d'inauguration, qui devrait avoir lieu au printemps 2014.

 

La rencontre de deux géants

 

La directrice du Bureau de la culture de Longueuil, Thérèse David, est fière de ce projet d'art public. « C'est une réunion de deux géants : un grand artiste, Armand Vaillancourt qui fait une oeuvre grandiose à la hauteur de Michel Chartrand, un homme plus grand que nature. C'est une oeuvre gigantesque, constituée de 20 immenses plaques pesant plus de 24 tonnes chacune. Je pense que les gens vont venir de partout au Québec pour voir cette oeuvre-là », dit-elle.

 

Luc Picard et Geneviève Rioux

 

Les comédiens Luc Picard et Geneviève Rioux, qui ont incarné Michel Chartrand et Simonne Monet-Chartrand à la télévision, ainsi qu'Armand Vaillancourt prendront la parole le 12 juin à Longueuil, pour promouvoir la campagne baptisée « La force ouvrière, un hommage collectif à Michel Chartrand ». L'objectif est de recueillir les quelque 850 000 dollars nécessaires pour réaliser la sculpture.


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Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 19:13

 

 

Les chants des hommes
Sont plus beaux qu’eux-mêmes
Plus lourds d’espoir
Plus tristes
Plus durables
Plus que les hommes
J’ai aimé leurs chants
J'ai pu vivre sans les hommes
Jamais sans leurs chants
Il m’est arrivé d’être infidèle
A ma bien-aimée
Jamais aux chants que j’ai chantés pour elle
Jamais non plus les chants ne m’ont trompé
Quel que soit leur langage
J’ai toujours compris tous les chants
Rien en ce monde
De tout ce que j’ai pu boire et manger
De tous les pays où j’ai voyagé
De tout ce que j’ai pu voir et entendre
De tout ce que j’ai pu toucher et comprendre
Rien, rien
Ne m’a rendu aussi heureux
Que les chants
Les chants des hommes.

Nazim Hikmet


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Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 16:42

Sur ce trottoir fendillé nous ne disions rien. Ici, le langage s’était envolé dans l’imaginaire cuvée des mots qui s’effeuillent avant d’être partagés. Ils flottent encore dans ma tête comme des images déformées par la buée de nos haleines. Ma pensée a froid, ma pensée est une congère. Il fait un temps de neige et pourtant la température du cœur, ce réchaud d’oxymores, ne cesse d’augmenter.  Le monde se régénère dans l’embonpoint du vide. L’air manque de transparence, il s’étouffe. Les étoiles sont sur une portée au-delà du mur du son. La terre en orbite du soleil dérape de sa trajectoire naturelle. Le trou noir empiète l’aire dévissée. Nos amours sont dans la cavalcade infusée aux ombres qui rétrécissent la lumière. Une lampe d’Aladin renaît dans le noir. Nos pieds sentent le sol disparaître. Nous décollons vers d’autres abysses.   

 

Il pleut des hirondelles, la chaussée est volante. L’amour est cette épreuve silencieuse où rougit le temps. L’absence reste l’otage du souvenir. Elle est calfeutrée derrière les persiennes. L’attente est l’ennui qui dévale de là où tu n’es plus. L’ennui juste et exact, l’ennui au-delà des prières. C’est dans la part désoeuvrée de moi-même que je t’aborde comme une découverte renouvelée. Une pousse de lumière naît de la terre, un recoin d’âme inconnu nous sidère.  

Nos déserts nous assemblent et le sable qui nous recouvre me parle de toi. Ton absence est au cœur du foyer de mon désir comme un cierge brûlant dans les décombres de l’oubli. Il neige des pissenlits et la montagne s’endort sous le vert désordre des pensées éparpillées. 

 

Il est tard ou il est tôt, peu importe désormais. L’heure bercée repose sur l’étendue de nos mains plus vastes que des rizières. Je t’accoste au linceul de la trame du jour. L’automne est venu me rejoindre avec ses rubans de couleurs pourpres et sa magie à transformer les formes et les odeurs. Je t’écoute et je te regarde sans pouvoir saisir l’intensité vaporeuse remplissant mon godet d’un vin framboisé. Mais, ce que je vois encore de toi redouble la sensation de la perte. La goulée est accrue comme la respiration rythmée que l’on reprend après une apnée prolongée.

Je cligne de l’œil sur l’écart des pendules où se lient les tics tacs ébouriffés qui couvrent l’épaisseur des mémoires ensevelies. Une treille de bougainvillier, des parfums doux et fragiles et puis des abeilles par centaines ajoutent à l’atmosphère ombragée le ronronnement d’une ruche toute proche.

 

Ce qui tremble, ce n’est pas la mémoire ressentie mais l’affection que je lui consens. L’incendie règne en suspens. L’émotion court comme un chat qui entend le bruit du tonnerre.

 

Bruno Odile Tous droits réservés ©

 


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